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A Quimper, la révolution écologique et sociale est en marche pour l’UDB-Yaouank !< - Le 26 avril 2011

Trois fois par an, les Jeunes de l’UDB se retrouvent dans une ville de Bretagne pour faire le point sur leurs combats, leurs actions passées mais surtout pour préparer les actions futures. Ainsi les Jeunes de l’UDB ont pu travailler sur la réflexion « jeunesse en Bretagne » qu’ils mettent en place dans la continuité des élections régionales en contribution au débat qui sera engagé en juin au Conseil régional de Bretagne. Le projet de festival se précise, même si rien ne sera dévoilé avant le mois de juin … Il se déroulera à Brest les 30 septembre et 1er octobre 2011.

A l’occasion du « Tchernobyl Day », les Jeunes de l’UDB ont profité d’être présent sur Quimper pour « donner le ton » (pour reprendre les termes du télégramme - édition du 17/04/2011) sur les différentes mobilisations qui auront lieu encore cette semaine en Bretagne. Cette édition du Tchernobyl Day était un peu particulière, un mois après le drame de Fukushima au Japon. A cette occasion, Julien Le Bot, le responsable des jeunes de l’UDB a prononcé un plaidoyer anti-nucléaire que nous reproduirons dans un article à venir.

Le week-end militant s’est terminé par notre participation à un rassemblement organisé sur le site du "Quinquis", dans une exploitation polluée aux métaux lourds entre autre. Les lotissements, l’urbanisation croissante d’Ergué-Armel, l’artificialisation des sols fait ruisseler la pollution vers le ruisseau qui ne parvient plus à évacuer. Résultat : c’est le cheptel qui est malade ! Un collectif s’est créé, soutenu par Naig le Gars, conseillère régionale de l’UDB, afin de faire comprendre aux élus de Quimper, mais des autres strates de décision, qu’il est nécessaire de faire des études sur la capacité d’accueil et d’urbanisation avant de construire.

Discours de Julien Le Bot, responsable des Jeunes de l’UDB à l’occasion d’un événement anti-nucléaire organisé par l’UDBy à Quimper le 16 avril 2011 .

"A l’heure où je vous parle, la catastrophe de Fukushima a été classée au niveau 7 du classement INES, elle est donc considérée comme l’équivalent de la catastrophe de Tchernobyl. Plus de 48000 foyers sont concernés par cette catastrophe. Le séisme n’a toutefois que faiblement entamé les bénéfices réalisés par TEPco au cour des années précédentes sur le dos de la sécurité des travailleurs et des populations. Suite à cet événement, les Japonais ont commencé à prendre conscience que d’autres voies étaient possibles et que leur gouvernement n’était pas plus en mesure de gérer la crise que de les tenir informés de la situation.

Fort heureusement pour nous, la Bretagne, et plus largement la France, ne présentent pas les mêmes risques naturels, notamment sismiques que le Japon. Toutefois, nous ne pouvons pas oublier que le nucléaire est une technologie nécessairement mortifère, qui engage l’avenir des générations futures pour des millénaires quant aux déchets, pour des dizaines d’années quant aux financements. Il est totalement irresponsable de produire des déchets que nous ne pouvons traiter, et encore moins recycler. Il est également totalement irresponsable de laisser des populations entières à la merci d’un accident que ce soit à Tchernobyl, à Fukushima ou à Forsmak en Suède où en 2004 l’Europe a failli subir un deuxième Tchernobyl.

Nous, écologistes et autonomistes savent trop bien que le choix du nucléaire n’a jamais fait l’objet d’un débat démocratique et que les exemples de manque de transparence de la part de l’Etat français en matière énergétique sont légion (implication de la France dans le développement de la fission : projets ITER et HIPER, promotion des centrales, classement du rapport Roussel qui concernant pourtant l’avenir nucléaire civil en France...). En France, le débat a lieu uniquement une fois les orientations stratégiques prises pour choisir quelle commune aura la chance d’accueillir les lieux de centrales ou ceux des déchets. En un mot comme en 100, là où le nucléaire passe, la démocratie trépasse !

Il est de notre devoir à tous de nous lever et de lutter pour un autre avenir. Cela signifie naturellement dénoncer systématiquement le discours officiel qui tente de nous faire croire que des réacteurs dont la technologie est sous licence américaine et alimentés par l’exploitation des mineurs du Niger peut assurer l’indépendance énergétique de l’Etat français ! Cela signifie surtout qu’il est urgent de faire émerger un véritable service public décentralisé de l’énergie basé sur différentes énergies renouvelables accompagné d’une diminution sensible de la consommation d’énergie. Les bretons continueront de lutter contre tout projet de développement de la filière nucléaire, car ils méritent un autre avenir énergétique. Aujourd’hui comme hier, ce combat est le nôtre !"

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