Accueil du site »Espace presse »Revue de presse »2011 »AB et « le respect de la parole donnée »

AB et « le respect de la parole donnée »< - Le 29 septembre 2011

AB, qui a livré hier son analyse du scrutin de dimanche, n’est pas tendre avec le PS.

Les responsables d’AB, hier à Bayonne. PHOTO R. P. Partager

« Beaucoup, au PS, n’ont pas le respect de la parole donnée. » Hier à Bayonne, Abertzaleen Batasuna a livré son analyse des élections sénatoriales de dimanche, en tirant deux grands enseignements du scrutin : sa satisfaction concernant l’alliance nouée avec Europe écologie-les Vert, et une déception relative à l’accord technique passé avec le PS. Au cours de cette conférence de presse d’une rentrée marquée « par la crise économique et la dette des États qui traduit une crise profonde du système capitaliste », AB a insisté sur trois éléments, importants aux yeux des abertzale de gauche : tout d’abord, le fait qu’aucun sénateur de l’UMP n’a été élu, l’émergence ensuite, avec Frédérique Espagnac, d’une jeune sénatrice basco-béarnaise favorable à la reconnaissance institutionnelle du Pays basque, qui défend la langue basque et soutient EHLB depuis le départ. Et enfin l’échec d’Annie Jarraud-Vergnolle, qui devrait être exclue par le PS pour son attitude entre les deux tours. Des enseignements « Beaucoup au PS n’ont aucun respect de la parole donnée, à commencer par l’ancienne sénatrice », notent les responsables d’AB. « Mais le PS n’est pas uniforme. Nous avons bien vu que certains, comme Pierre Cheret, ont joué le jeu, contrairement à d’autres responsables socialistes, MM. Habib et Uthurry notamment, relayés localement par le trio Espilondo, Mondorge et Jarraud-Vergnolle… Il s’agit pour nous d’une expérience, pleine d’enseignements pour l’avenir, sur le comportement de partenaires potentiels. » Concernant les scores, AB juge appréciables les 9 % réunis au premier tour par la liste conduite par Sauveur Bacho. Un pourcentage qui a doublé au second tour. « Mais de nombreux électeurs ont été déroutés par le mode de scrutin, ce qui s’est traduit par plusieurs bulletins nuls. Nous estimons notre score véritable plus proche des 200 voix. Au second tour, il n’y a pas eu de report des voix socialistes sur Sauveur Bacho. Le compte n’y était pas », assurent les responsables d’AB qui notent que les Basques (700 grands électeurs seulement sur les 1 700) votent pour les Basques, et les Béarnais pour les Béarnais. « D’où l’absolue nécessité d’une institution spécifique pour le Pays basque. » Pour AB aussi, le résultat du scrutin de dimanche marque une défiance des grands électeurs à l’égard de l’État, et en particulier à la manière dont il conduit, « dans la précipitation et sans concertation » la réforme territoriale. Abertzaleen Batasuna fixera sa ligne politique pour les prochains mois lors de son AG du 3 décembre. Richard Picotin

Répondre à cet article