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AB pour une « refondation »< - Le 6 mars 2009

AB pour une « refondation »

Le parti basque AB (gauche abertzale) a donné hier, à Bayonne, sa lecture des élections dans la Communauté autonome d’Euskadi. Élections qui, selon Mertxe Colina, membre du secrétariat d’AB, se sont tenues « dans des conditions antidémocratiques », donnant « une image faussée de la réalité ». Et de préciser : « 100 000 personnes ont voté, mais leur voix n’est pas "valable", ils n’ont pas pu choisir leurs élus. »

Pour Mertxe Colina, « cette illégitimité a causé du tort à tous les abertzale, pas seulement à la gauche illégalisée ». Allusion au parti Batasuna, interdit de l’autre côté de la frontière. « Dans les trois provinces du Pays Basque Sud les abertzale sont majoritaires, et c’est une réalité que le futur lehendakari, quel qu’il soit, devra prendre en compte. »

Considérant que le PSOE a connu « un échec » malgré une campagne « virulente », la militante s’est réjouie, en revanche, des résultats obtenus par le parti Aralar (gauche abertzale, dissident de Batasuna). Ses voix, s’ajoutant aux bulletins nuls de D3M tracent, selon elle, la voie d’une nécessaire « refondation » de l’ensemble de la gauche abertzale. Refondation qui, dit-elle, devra être suivie d’une réactivation du pacte de Lizarra-Garazi.

Avec José Bové

Il y a cinq ans AB avait, pour les élections européennes, choisi de s’allier avec Gérard Onesta qui conduisait la liste des Verts dans le grand Sud Ouest. Un choix qu’AB n’a pas regretté, souligna Andde Sainte-Marie, puisque le vice-président du Parlement européen s’est impliqué dans le conflit basque, soutenant, le 21 octobre 2007, la « résolution de paix ». Pour les prochaines élections européennes le parti abertzale a décidé de reconduire cette expérience en étant présent sur la liste Europe Écologie conduite, cette fois, par José Bové. Liste avec laquelle AB partage certaines convictions comme la lutte contre les OGM ou la nécessité d’une Europe fédérale. Une Europe qui, souligna l’élu angloy Michel Ithurbide, doit aussi servir à la constitution de « l’État basque »

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