A l’invitation du gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, et de cinq autres gouverneurs d’Etats américains, Christian Guyonvarc’h, vice-président UDB chargé des affaires européennes et internationales, représentera la Région Bretagne et le réseau international de régions NRG4SD au 2ème Sommet des leaders régionaux sur le climat qui se tiendra à Los Angeles du 30 septembre au 2 octobre (programme ci-joint).
Cette participation fait suite au premier Sommet mondial des régions sur le changement climatique que la Bretagne avait accueilli, à Saint-Malo, les 28 et 29 octobre 2008, manifestation dont l’organisation avait incombé à C. Guyonvarc’h sous la supervision de Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional. 98 régions du monde, représentant 57 pays, y avaient présenté leurs expériences et construit les bases d’un partenariat multilatéral.
Le Sommet de St-Malo a accouché de deux initiatives concrètes très remarquées au plan mondial :
le lancement du premier programme onusien dédié au niveau régional : le programme TACC (« territorial approach of climate change »), porté par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) et soutenu par plusieurs agences onusiennes (PNUE, ONU-Habitat, BIT),
la création par le PNUD à Brest du centre expert ClimSat dont la mission est d’aider les régions des pays en développement ou émergents à construire leur Plan Climat Territorial à travers l’appréhension scientifique et technique de leur vulnérabilité.
C. Guyonvarc’h a également représenté les régions du monde lors de la Conférence de Poznan en décembre 2008 et lors de la réunion intergouvernementale de préparation de la prochaine Conférence de Copenhague qui s’est tenue à Bonn en juin dernier. A cette occasion il a obtenu le soutien du Groupe Afrique de l’UNFCCC (Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique) pour une approche territoriale de la lutte contre le changement climatique, ce qui a permis d’introduire l’action des régions dans les textes actuellement en négociation. La Région Bretagne souhaite vivement que le gouvernement français appuie cette démarche de reconnaissance, dans l’esprit et dans la lettre du Grenelle de l’environnement (le projet de loi en discussion au Parlement prévoit de rendre obligatoire des Plans Climat dans chaque région et dans toutes les collectivités de plus de 50.000 habitants).
En Californie C. Guyonvarc’h entend rappeler la responsabilité des régions face au dérèglement climatique global et ses conséquences : « le PNUD et le secrétaire exécutif de l’UNFCCC estiment que 50 à 80% des actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre et quasiment 100% des actions d’adaptation relèvent du subnational. Les engagements que les Etats industrialisés prendront à Copenhague, et il faut souhaiter qu’ils soient à la hauteur des enjeux, ne seront jamais réalisés si les gouvernements régionaux ne se mobilisent pas fortement ; il faut donc reconnaître leur rôle au plus haut niveau pour qu’ils se responsabilisent ».
C. Guyonvarc’h entend aussi rappeler que la seule nation qui, à cette date, a pris un engagement ferme de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qui soit à la hauteur des attentes des pays pauvres, premières victimes du dérèglement climatique, ce n’est pas un Etat qui participe aux négociations intergouvernementales du post-Kyoto mais l’Ecosse. En effet le Parlement autonome écossais vient de voter une loi qui fixe un objectif de réduction de 41% entre 1990 et 2020. Pour y parvenir le gouvernement écossais a engagé un programme de développement des énergies marines renouvelables sans équivalent dans le monde et dont la Région Bretagne, 40 fois moins dotée en budget, tente de s’inspirer.
La représentation de la Bretagne au Sommet de Los Angeles précédera la participation du président de la région à la Conférence de Copenhague, les 14 et 15 décembre, dans le cadre de deux manifestations qui mettront en exergue la contribution des régions.
Pour l’Union démocratique bretonne, La porte-parole Mona Bras

