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David Grosclaude :"L’écologie politique, c’est aussi du social"< - Le 20 janvier 2010

TCHAT. David Grosclaude, tête de liste d’Europe Écologie dans les Pyrénées-Atlantiques pour les régionales a répondu aux questions des internautes de Sudouest.com

David Grosclaude :"L’écologie politique, c’est aussi du social"

Militant occitaniste, David Grosclaude, membre de la Fédération des peuples et régions solidaires, a été contesté par l’élu vert du Pays basque Jean Lissar, avant qu’un arbitrage national ne le confirme, au nom du paritarisme Vert- non-Verts, comme chef de file d’Europe Écologie.

Objectif : réitérer le score (14 %) obtenu par la liste que « tirait » José Bové aux élections européennes.

Tchat. David Grosclaude a répondu à vos questions, en direct, ce mercredi 20 janvier

Retrouvez ci-dessous l’intégralité des échanges :

journalsudouest : Bonjour. Le tchat avec David Grosclaude, tête de liste Europe Ecologie dans les Pyrénées-Atlantiques pour les Régionales 2010 démarre. Merci de votre présence.

Cédric de La Seuva : Adiu David, on connait la position d’Europe Ecologie sur la création d’une nouvelle voie dite "Pau-Oloron" Comment pourras-tu la défendre à la Région qui semble vouloir "aider" les élus béarnais à financer les études de cette nouvelle catastrophe écologique et économique annoncée ? dab la mia amistat Cédric

pj combes : Que pensez-vous de ce projet de création d’une liaison routière entre Pau et Oloron ? Que peut la Région Aquitaine quand les élus locaux outrepassent leur mandat pour promouvoir un projet dont les citoyens ne veulent pas ? L’intérêt public est-il l’intérêt des industriels Européens ou l’intérêt des citoyens ?

David : Cette liaison est inutile. Elle est surtout vieille dans sa conception. Il faut un plan d’ensemble pour les transports en Béarn. On rénove la 134 et on modernise la voie ferrée jusqu’à Canfranc. On modernise les lignes de train entre Pau et Bayonne. Mais pas question de dépenser 400 millions pour cette voie qui est de conception des années 8O et totalement incompatible avec les enjeux écologiques actuels.

La région ne doit pas financer cette étude. Il y en a déjà des tas d’études sur cette liaison. 4 millions pour des études, c’est démesuré. Les élus ont d’ailleurs semble-t-il fait un marché. Tu me laisses faire la Pau-Oloron et je paye pour la LGV. Pas très Grenelle comme vision du développement !

ilharre : Adishatz, aujourd’hui la ligne ferriovaire entre Pau et Bayonne est dans un état de délabrement avançée et l’offre est inadaptée aux horaires de travail des salariés, est-ce selon vous une priorité pour la région en terme de développement durable et d’aménagement du territoire, et dans ce cas quelles actions envisagez-vous pour y répondre ? Mercès.

David : La liaison Pau Bayonne est en grave danger. Si l’on met tout l’argent sur une hypothétique LGV ce sera très dur d’avoir des lignes de qualité. Notre projet : donner la priorité aux transports du quotidien pour les gens de la région. On modernise l’existant comme cette ligne et on fait en sorte que le ferroviaire soit compétitif pour aller au travail chaque jour. Je pourrais aussi parler de l’ensemble de la ligne qui mène jusqu’à Toulouse qu’il faut préserver.

Martine : La très forte mobilisation en Pays Basque contre la LGV montre que les gens ne veulent plus du toujours plus vite, destructeur, et nuisible au drainage de proximité du territoire. Quelle est votre position sur la LGV ? Serez-vous à la manif ?

etcheto : J’habite, mais pour combien de temps encore, St Pierre D’irube. Vous dites que vous êtes contre la LGV au Pays Basque, mais votre liste EUrope Ecologie a déjà dit que vous allez fusionner avec Rousset le "fossoyeur" du Pays Basque. Vous ne trouvez pas que vous trompez les gens et que vous avez un double langage ?

David : Je serai à la manif d’Hendaye. Je suis un opposant à la LGV parce que c’est un projet coûteux, inutile et qui est le fruit d’une vision centraliste de l’économie. La LGV coutera plus de 20 milliards et les collectivités vont s’endetter pour des années. Pas question de LGV non plus en Béarn avec une gare à l’aéroport. On peut moderniser les lignes actuelles et faire aller des trains à 200 km/h. C’est suffisant. On ira à Paris en 4 heures au lieu de trois et alors ? Il faut d’abord penser aux transports du quotidien. De plus, aller à Paris en trois heures n’est pas un argument. Economiquement et écologiquement c’est une erreur gravissime. En Suède, un TGV ça roule à 2OO KM/H, et que je sache, ils ne sont pas enclavés !

peio le basque : Ferez-vous de l’abandon du projet de la LGV pour l’aménagement des voies existantes le préalable incontournable à toute alliance avec la liste PS d’Alain Rousset pour constituer une majorité au Conseil Régional ?

Martine : Que ferez-vous au second tour vis-à-vis du PS, qui semble intransigeant sur sa volonté de créer des infrastructures de transports démesurées, notamment la LGV ?

David : En ce qui me concerne c’est un sujet qui effectivement ne pourra pas se régler par un simple constat de désaccord. Nous sommes sur un projet lourd, qui engage l’avenir pour des décennies. Il n’est pas question pour moi de voter un tel projet. Europe Ecologie a pris position contre la LGV en Pays Basque et en Béarn. C’est un engagement que, comme élu, si je le suis, je tiendrai ma parole. Pas d’argent pour ce projet inutile... D’autant plus, que de l’argent, il y en a peu.

jacky : Je me demande quels sont les points communs entre les écolos et les régionalistes comme vous ? Votre alliance n’est-elle pas de circonstance ?

David : Il n’y a pas de diversité linguistique et culturelle sans diversité biologique. Les deux vont ensemble. De plus je suis un fédéraliste, je suis pour des régions plus autonomes avec de vrais pouvoirs. C’est une idée que Europe Ecologie défend parce c’est le rassemblement de gens venus d’horizons divers. Défendre une langue c’est défendre l’homme. Défendre la diversité des langues c’est défendre la diversité des hommes. C’est ça la démocratie. Je pourrais vous le dire en occitan. Le premier biotope de l’homme, c’est sa culture et sa langue. Plus ces biotopes sont divers, mieux nous affronterons l’avenir. Diversitat !

fidi65 : Monsieur Grosclaude, tête de liste écologiste aux régionale, il serait honnête de votre part de nous dire si vous pensez que l’ours a un avenir dans les Pyrénées. Il ne reste que 3 mâles entre le 64 et le 65, pensez-vous qu’il faille maintenir une population viable d’ours dans les Pyrennées et en particulier dans le Béarn, pays symbole de l’ours ?

Paul : La protection de l’ours dans les Pyrénées a mis en relief l’opposition sous jacente entre exigence de protection de la biodiversité et des milieux naturels face à des groupes de pression socio économiques . La protection de l’ours dans les Pyrénées est-elle négociable pour Europe écologie ?

Bacqué Christian : Que proposez-vous, à l’avenir, pour promouvoir une cohabitation nécessaire et intelligente entre l’ours et le pastoralisme ?

David : Je ne crois pas que la question puisse se régler de façon autoritaire . Il faut une concertation et de la bonne volonté de chaque côté. Qu’il y ait des ours et des hommes en montagne ça doit être possible. Nous avons le défaut de régler nos problèmes en faisant appel au centre, à Paris et chaque fois cela crée des crispations. Chacun joue d’ailleurs là-dessus.

Je me suis intéressé à la situation dans les Asturies. Il y a des ours et des hommes mais le problème a été réglé pour le moment par une loi régionale. Il y a dans cette affaire tant d’incompréhensions ! Je constate que quand il y avait des ours en montagne, il y avait aussi plus d’hommes. On doit pouvoir concilier les deux. Mais pour le moment les braconniers comme vous dites ne sont pas les seuls problèmes. Il faut de l’acceptation sociale. Il faut aussi que les montagnards acceptent que l’on puisse préserver la biodiversité. De plus, le problème ne se pose pas de la même façon selon les régions. Il faut que la sécurité des troupeaux soit assurée.

Je serais bien présomptueux de prétendre avoir la solution à ce conflit. Celui qui l’a m’intéresse. Mais sur le fait que l’ours a sa place dans les Pyrénées, je pense que oui. Après, la façon d’en réintroduire crée des conflits. Il n’y a pas de solution sans dialogue. C’est cela qu’il faut privilégier. L’ours objet de discorde, c’est un ours qui disparaîtra.

Garfieldfr : Quels projets soutenez-vous en matière d’énergies renouvelables dans les PA ? Pourrait-on implanter des fermes éoliennes, photovoltaïques ou marémotrices dans notre dpt ?

David : L’éolien c’est un peu compliqué en Béarn qui n’est pas un pays de vent. C’est plus facile sur la côte gasconne et basque. Le photovoltaïque, il faut le développer et ça, la région peut y aider. Il y a aussi d’autres solutions comme la biomasse, la méthanisation .... Puis il y a avant tout la source majeure que sont les économies d’énergie. En plus, il faut diversifier et localiser. Plus de sources de production, éviter le transport d’énergie, multiplier les sources (pas de nucléaire cela va sans dire)...

jacques : Le discours écolo semble complètement en dehors de la réalité en ce qui concerne l’agriculture : vous ignorez totalement nos problèmes ! On vous parle survie et vous nous répondez "bio", "irrigation" et "relocalisation" ! Comment on fait pour ne pas crever si on vote pour vous ?

David : 30% de revenu en moins cette année pour les agriculteurs : ce ne sont pas les écologistes qui ont fait ça ! Alors aider le bio, c’est une des façons de faire une agriculture plus respectueuse de l’environnement, mais aussi qui peut permettre de faire vivre les paysans.

Il faut plus consommer sur place, donner la priorité aux productions locales, aider à l’entrée du bio sur des marchés comme les cantines, favoriser la vente directe. Il faut arrêter d’opposer l’agriculture et l’environnement. Plus l’agriculture est dépendante des industriels (OGM, engrais etc) moins les paysans gagnent ? C’est un constat. Alors une autre voie (voix), une autre façon de concevoir l’agriculture, ce serait peut-être intéressant.

Vos problèmes, je les connais. La question de la reconversion de l’agriculture se posera de toute façon. On va dans le mur. Il faut payer le travail et l’affaire du lait a bien montré la chose. Les produits doivent être payés à leur juste prix, et plus ça va, plus les consommateurs sont d’accord.

Jenny : 750.000 euros de la Région pour la langue occitane en Aquitaine, est-ce suffisant ? Pensez-vous que l’Amassada constitue une politique linguistique ?

Labatiot : Egun on, Adishatz L’Occitan est quasi invisible en Béarn, contrairement au Pays-Basque où même à Bayonne le gascon partage les panneaux de signalisation avec l’Euskarra. Quelles en sont les causes, et n’est-ce pas important d’y remédier pour affirmer notre identité ?

David : Ce n’est pas assez. Il faut un plan de politique linguistique complet. Il faut savoir ce que l’on veut. Ou on veut faire survivre la langue occitane, ou on veut la développer. L’Aquitaine a fait un peu mais pas assez. Nous proposerons un vrai plan de politique linguistique en faveur de l’occitan. Un budget plus conséquent est nécessaire. La Bretagne (identique en population ) est à 7 millions d’euros par an. Alors c’est une hypothèse de travail.

Il y a de la place pour tous. Mais le problème sur cette question c’est le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques qui n’a pas eu le courage de faire pour l’occitan (gascon béarnais) ce qu’il a fait pour le basque. Question de courage politique, de cohérence. En tous cas, si j’en ai la possibilité, c’est un sujet sur lequel je ferai des propositions.

Pierra : Daniel Cohn-Bendit dit qu’un score entre 15 à 17%, serait un bon résultat. Et vous ?

tauruk : Les Européennes et les Régionales, ça n’a rien à voir comme élections. Europe Ecologie peut-elle refaire le même coup qu’en juin dernier ? Merci.

David : Une élection régionale n’est pas une européenne. Je suis très prudent sur les pronostics. Le meilleur résultat sera le mieux. Langue de bois ? Non, mais c’est l’électeur qui décide, et il y a toujours une campagne à faire qui ne fait que commencer. Alors...

ZebFarcy : Si comme le prétend votre mouvement, l’environnement et le social interagissent ensemble... Que proposez-vous comme projet de société aux jeunes des quartiers "défavorisés" de l’agglomération paloise pour qui la défense de la nature est sans doute le dernier de leur souci ?

David : L’écologie politique, c’est aussi du social. Cela veut dire une politique en faveur de la formation pour tous. Cela veut dire des rénovations de logements, de quartiers. Cela veut dire un accès facilité à la culture et aux équipement culturels. Des équipements sportifs pour tous et pas seulement pour l’élite... Cela veut dire des possibilités pour ceux qui ont connu l’échec à l’école. Cela veut dire aussi une politique en faveur de l’emploi, de la parité hommes / femmes dans le monde du travail. C’est une politique qui ne peut se passer d’amélioration des conditions d’accès à l’emploi des jeunes. Limiter la question écologique à la défense de l’environnement est donc réductrice.

Gerard : Décroissance économique, respect de l’environnement, partage des richesses et du travail... Effectivement dans l’absolu ça sonne bien... Mais concrètement, par exemple, pour le bassin de lacq : que proposez-vous ? Vous satisfaites-vous de la fermeture des usines polluantes (Celanese, etc.) et donc de la suppression des emplois ?

David : Chimie et industrie ne sont pas des gros mots pour moi. On peut faire de la chimie sans détruire l’environnement. Il y a aujourd’hui un développement des techniques qui permettent de produire propre. Il faut s’en donner les moyens. Mais il y a aussi de la propreté à mettre dans la façon de gérer. On délocalise sans se soucier de l’avenir des gens.

Le complexe de Lacq a connu des époques difficiles et il en connait aujourd’hui. La délocalisation pour des raisons de profit, c’est insupportable. Il faut de la volonté politique pour empêcher cela. Mais a-t-on bien géré les ressources locales depuis 60 ans en Béarn ? Que nous reste-t-il de 60 ans de Lacq ? Il y a des emplois plus propres à créer sur Lacq et sa région. Mais ne cherchez pas à opposer l’emploi et l’écologie. Nous sommes aussi des travailleurs, salariés, et nous ne vivons pas en dehors du monde.

Dany L : Vous n’avez toujours pas donné les détails de votre liste. Est-ce si compliqué à faire entre toutes les composantes d’Europe écologie ?

David : La liste est complète. pas de problème pour la composer. Elle sera donnée le 27 janvier. Tout va bien. C’est pas de la langue de bois. Certes, on a discuté, mais vous savez, il y a de la diversité et un grand nombre de gens qui sont venus nous rejoindre. ça donne de l’enthousiasme et beaucoup d’idées nouvelles.

BALOU_1 : Je constate que sur la question de l’ours vous avez les mêmes arguments que Jean Lassalle (gestion locale, concertation, discussions, victimisationde la population locale oppressée par Paris...) Qu’est-ce qui pourrait vous en distinguer ?

David : Je n’ai pas dit que Paris oppressait la population locale. C’est un jeu que tout le monde joue parfois. Pour faire le tunnel du Somport, on demande à Paris, et quand il s’agit de l’ours, on dénonce le centralisme. C’est ça le jeu des gens dont vous parlez. Je ne suis pas député depuis des années, ni conseiller général. Je ne suis pas certain que la concertation ait été vraiment bien faite, et de toute façon, pour se concerter, il faut en avoir la volonté. Je reste convaincu que l’imposition ne servira qu’à renforcer la victimisation dont vous parlez et qui sert d’argument à des opposants farouches à l’ours.

Je crois que la population en général (montagne ou pas) est moins radicale que ce que l’on veut faire croire. Donc une vraie discussion, un vrai dialogue avec en plus la RESPONSABILITE. Et pas se tourner vers Paris dès que ça ne va pas ou accuser le pouvoir central quand ça arrange. Pouvoir central qui a été très maladroit quand même il faut le reconnaitre...

journalsudouest : Le tchat est terminé. Nous nous excusons auprès des internautes dont nous n’avons pas passé les questions qui étaient aujourd’hui très nombreuses. Merci à tous et à David Grosclaude à qui nous laissons le mot de la fin. Prochain tchat sur les élections régionales, mardi 26 janvier à 11 heures. Notre invité sera Bernard Uthurry, maire d’Oloron et tête de liste dans les Pyrénées-Atlantiques pour le Parti socialiste

David : Agréablement surpris du nombre de questions. Désolé de ne pouvoir répondre à tous. On se retrouve sur le terrain pour la suite si vous avez des choses à demander, des questions sur d’autres sujets. Amistats a tots e a lèu pendent la campanha electorau. E de segur lo 14 de març qu’avem besonh de vos.

David Grosclaude

1 Message

  • Merci d’alerter notre Pays ! Cordialement,bf.

    Après l’EAU, le FEU !!!

    Pour une sauvegarde de notre première Forêt de France

    Et si la France évitait de se laisser surprendre trop facilement par les éléments naturels avec de simples et logiques précautions ??? Pourquoi notre Sécurité Civile * n’a-t-elle pas évacué les habitants, n’a-t-elle pas vérifié les digues de Vendée ? Ne sait-elle que colmater – réparer les dégâts ? La Sécurité Civile n’a-t-elle pas un rôle de prévention ???? Pourquoi n’est-elle jamais citée ??? Trop incompétente ou simplement traumatisée par sa gestion de la Grippe A ????

    Et, FRAUDRA –T-IL ATTENDRE UN DRAME HUMAIN ET ECOLOGIQUE durant l’été 2010 pour avoir enfin les moyens aériens anti-feu demandés officiellement pour L’AQUITAINE par les Syndicats de Sylviculteurs, les responsables des SDIS et les Départements => tous les professionnels de la filière bois ! pour sauvegarder la première forêt de France : « Notre Forêt des Landes » ???

    La grogne monte fort …. sur le terrain, contre le monde politique, car personne n’en parle, personne ne s’y intéresse ! Jusqu’au jour où ! …. Et tout le monde viendra verser sa larme, d’hypocrisie comme d’habitude.

    Encore un exemple de l’efficacité terrain de nos élites , de notre Etat ! Etat gangréné par la puissante devise du corps préfectoral « l’efficacité par l’immobilisme » !

    bf.

    *La Sécurité Civile : belle structure administrative dirigée par des préfets essentiellement soucieux de leur image, - Image sympathique de « pseudo-sauveurs » - n’étant jamais sortis de « l’enceinte des Boulevards des Maréchaux » ! de PARIS , bien sûr !!!!!!

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