L’association Régions et peuples solidaires, qui regroupe huit partis autonomistes français, dont le Partit occitan, aura des candidats dans toutes les listes Europe-écologie lors du scrutin du 7 juin prochain. Affiliée à l’Alliance libre européenne, forte de six eurodéputés sortants, le lien qu’elle entretient avec les Verts n’est pas nouveau. "Il s’est forgé lors des grandes luttes des années 70 comme Le Larzac ou Plogoff", explique Guilhem Latrubesse, secrétaire fédéral du Partit occitan, et 9 e sur la liste menée par José Bové aux Européennes.

Les convergences entre Verts et régionalistes se manifestent notamment dans leur vision de l’Europe, "une Europe fédérale, avec un grand niveau global où se traitent les sujets comme l’économie, le social, l’agriculture, et le niveau des territoires".
Et ces territoires historiques et culturels sont cohérents "avec l’écologie qui prône les circuits courts et la relocalisation".
"Une Europe qui respecte l’environnement et qui donne plus de pouvoir au parlement européen, d’autres partis le disent. Mais le NPA, par exemple, siège à Bruxelles avec les pro-nucléaires du GUE, et le Modem est dans le groupe des libéraux", souligne Peire Costa, de Régions et peuples solidaires. Quant à Guilhem Latrubesse, il plaide pour "ne pas reproduire le centralisme parisien par un centralisme bruxellois", et défend l’idée d’un redécoupage de la notion de région, l’Occitanie se prêtant bien à l’idée d’une Eurorégion puisque la langue est parlée sur trois Etats (France, Espagne, Italie).
