L’un fait dans le technique, l’autre dans le politique. Pour les 15e universités d’été de Régions et peuples solidaires qui se terminent aujourd’hui à Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes, François Alfonsi est resté dans le concret. Pas ou peu d’idéologie mais un exposé sur le laborieux travail de député européen. Avec son lot de déception comme la possibilité d’étiqueter des produits locaux en langue régionale. Recalé, de quelques voix seulement. « On est toujours confronté au poids des lobbies », souffle Alfonsi.
Les universités d’été servent à cela, explique-t-il : mettre en commun les expériences des formations régionalistes qui viennent des quatre coins de la France. Ou comment essayer de passer par la fenêtre quand la porte est fermée. L’étiquetage régional s’avère impossible ? Essayons « l’identification des produits locaux » avec la création « d’un label ou d’un signe de reconnaissance ». Comme cela se passe déjà en Bretagne avec le logo « Produit en Bretagne » créé en 1994 et qui rassemble près de 200 entreprises locales. « C’est dans ces moments là que les universités d’été sont intéressantes parce qu’elles permettent un enrichissement mutuel », conclut le député européen. Alternative. Pendant qu’Alfonsi planchait sur ces étiquettes, Jean-Christophe Angelini, lui, s’intéressait à la ville de Mouans-Sartoux, dirigé par André Aschieri. Pas pour son charme touristique mais parce qu’elle ressemble à une petite ville corse à laquelle il rêve en se rasant. « C’est une ville très intéressante, qui avec ses 11 000 habitants, est proche de Porto-Vecchio. Son maire a mis au point une gestion alternative avec l’eau en régie, des transports doux avec des pistes cyclables, et une intercommunalité très forte. Et puis, c’est une des rares villes de gauche dans une région de droite ». Il part quelques jours sur le continent mais il n’en perd pas le nord pour autant.

