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Lieux-dits en breton interdits pour les adresses postales en Léon : Hervé Gestin dans le lagenn ?< - Le 3 janvier 2011

Hervé Gestin, barrek comme il est, a été promu pour succéder à Efflam Berrou à la direction de l’établissement « Courrier » de Saint-Pol et Cléder ; et il se fait déjà remarquer.

Hervé Gestin met du reuz avec son idée droch de mettre en place « un processus de modernisation basé sur les progrès et les performances de la lecture optique.....des machines de tri capables de lire les adresses de ses clients, un numéro et un nom de voie... Cette volonté de rationaliser la distribution devrait ainsi se traduire par la disparition des simples dénominations de lieux-dits... ». Sûrement que ces machines ont des pikous dans les yeux puisqu’elles ne pourraient pas lire les noms de lieux-dits léonards ?! Memestra ! Des machines modernes qui seraient incompatibles avec le breton ! Alors que les mêmes lecteurs optiques sont compatibles avec l’allemand, le gallois, le finlandais, le basque ou les mille six cent langues différentes écrites dans six alphabets différents en Inde ?

Hervé Gestin se dit « le garant de la qualité des services, l’interlocuteur de proximité et un relais pour les élus et la population auprès du directeur du Courrier Ouest Bretagne ». C’est pas pour dire, mais celui-là mérite d’attraper son pegement car déjà en janvier 2009 il y avait eu le bec’h des apostrophes avec la Poste. Finalement la Poste avait reconnu que ses machines étaient aussi capables que celles des autres États ou distributeurs, et qu’elles pouvaient lire les adresses en Breton et l’apostrophe du « C’H ». (voir le communiqué de l’UDB à l’époque http://www.udb-bzh.net/archives/art... ;lang=fr)

De quel droit la Poste, un service public devenu une entreprise commerciale, dicterait-elle ses volontés aux communes ? UPS, Fedex, TNT ou DHL, entreprises privées de la distribution, ne semblent pas rencontrer les mêmes problèmes de géo-localisation avec le breton, pourquoi ? Seraient-elles plus performantes, plus tolérantes, plus intelligentes que la Poste ?

Pour l’UDB, cette tentative d’éradication de la toponymie bretonne, par le biais d’une normalisation postale imposée et au nom d’un pseudo modernisme, va à l’encontre des droits des droits européens des langues minoritaires et nie la mémoire ancestrale des lieux qui font partie du patrimoine et de l’histoire.

Pour l’UDB, il est urgent que la France se dote d’une loi qui protège et permette le développement des langues minoritaires, première étape avant la tout aussi nécessaire ratification de la Charte européenne des langues et cultures minoritaires et régionales.

L’UDB rappelle à la Poste que les langues régionales sont désormais inscrites dans la Constitution au titre du patrimoine, et l’UDB invite la Poste à respecter ce patrimoine et la Constitution : l’affaire des apostrophes et celle de la Poste de Landerneau, ça commence à bien faire !

L’UDB invite la Poste à se rapprocher de l’Établissement public « Office de la langue bretonne » afin de normaliser la présence et l’usage des langues de Bretagne dans ses services.

L’UDB souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à Hervé Gestin et au directeur du Courrier Ouest Bretagne : Nedeleg laouenn ha bloavezh mat !

Pour l’Union démocratique bretonne, La porte-parole Mona Bras

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