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Arritti n°2196< - Le 11 août 2010

Cap’artìculu

20104 ne réforme institutionnelle en Corse aussi !

En 2014, la France va changer sa structure administrative régionale et départementale. La question posée à la Corse sera alors ou bien de changer elle aussi, ou bien d’en rester là, avec deux départements comme il n’en existera plus en France continentale, alors même que dans l’île on perçoit encore plus fortement qu’ailleurs l’absurdité du système actuel. Cet immobilisme, paradoxalement, le statut particulier de l’île le permet alors qu’il avait été mis en place pour l’exact contraire, c’est-à-dire pour pouvoir réformer en Corse sans être tributaire de l’édifice institutionnel français général. Mais quel serait l’intérêt de rester en dehors de la réforme en cours, si ce n’est pour pérenniser un statu quo cher au coeur des plus jacobins  ? Au contraire, l’île peut saisir l’opportunité de la réforme en cours pour faire progresser la Corse vers un statut plus conforme à ses intérêts. Cependant, même s’il se situe en marge du processus général français, le processus corse devra rester « en ligne » avec les fondamentaux du projet de loi dans son ensemble. Cette évolution ne serait donc qu’une « nouvelle étape » après le statut Defferre de 1982, la loi Joxe de 1991, ou la loi Jospin de 2002. Il respecterait ce rythme non écrit d’une dizaine d’années pour passer à un nouveau « stade de la décentralisation » dans l’île. Avec le rapport de forces politique tel qu’il est ressorti des derniers scrutins, et notamment les territoriales de mars 2010, l’obtention d’un premier statut d’autonomie apparaît possible. Il faut saisir cette opportunité. Pour cela l’Assemblée de Corse doit se saisir du débat sur l’avenir institutionnel de la Corse et le faire savoir. ●

François ALFONSI

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