6 octobre 2010
Réuni récemment à Redon (35), le bureau politique de l’Union démocratique bretonne (UDB) s’est positionné suite au processus engagé par Europe écologie pour se constituer en un parti unique. « Pas question pour nous d’intégrer une structure unifiée au plan hexagonal », a résumé MonaBras, la porte-parole du parti régionaliste, pour qui « les idées défendues par l’UDB doivent continuer à être portées de façon autonome ».. Pas de conflit pour autant. « Le bureau prend acte d’une impossibilité », résume Herri Gourmelen, « sans états d’âmes ». « Le regret viendrait si, dans le futur, la coopération s’avérait plus difficile », ajoute Robert Pédron, également responsable des affaires extérieures de l’UDB. « Reste maintenant à savoir comment nous allons organiser un nouveau partenariat avec Europe écologie. C’est ce que nous allons expliquer aux assises régionales d’Europe écologie, où nous sommes invités à Trébeurden, le 9octobre », précisent les membres du bureau politique.
Alliance pour les cantonales
Au niveau régional, cette volonté commune existe déjà puisqu’il apparaît acquis que les responsables des deux partis se positionnent dans la logique d’une alliance aux prochaines élections cantonales. En revanche, toujours pour ces cantonales, les choses semblent plus compliquées avec le Parti socialiste (PS). Dans le Finistère, aucun accord n’a été trouvé. Dans les Côtes-d’Armor, les discussions sont en cours mais pour l’instant, les négociations sont au point mort. L’UDB et Europe Écologie, qui ne sont pas représentés au sein de l’assemblée départementale, revendiqueraient « entre quatre et cinq sièges gagnables », ce que, pour le moment, le PS trouve un peu excessif, même s’il reconnaît qu’aux dernières régionales ces deux partis ont pesé entre15et 20% dans certains cantons..
• Patrick Le Nen
