05/03/07 - Ségolène
contre le département basque : l'anti-démocratie participative
Ségolène Royal s’est prononcée
contre le département basque lors d’un discours tenu
à Anglet le 2 mars. La demande de création d’une
institution spécifiquement basque, sous la forme d’un
département séparé du Béarn occitan est
très ancienne. Cette demande figurait déjà dans
les 110 propositions de François Mitterrand .La promesse est
ensuite restée sans lendemain.
Mais les Basques d’Iparralde, les trois provinces
françaises du Pays Basque, n’ont pas renoncé.
De nombreuses initiatives démocratiques ont démontré
que les Basques sont , à une très large majorité,
favorables à la création d’un département
basque : pétitions de milliers de citoyens, délibérations
favorables de nombreux conseils municipaux de toutes tendances y compris
socialistes, création d’une chambre de l’agriculture
basque, succession ininterrompue des manifestations depuis vingt ans.
.
N’en déplaise à Michelle Alliot Marie comme à
la poignée d’apparatchiks jacobins qui « tiennent
» le PS local, la création d’un département
basque est une revendication démocratique et largement majoritaire
au sein de la population basque. N’est-il pas naturel de donner
un cadre institutionnel démocratique au peuple basque pour
qu’il puisse exprimer ses aspirations et désigner ses
représentants légitimes ?
Etant donné la force et la constance de la
mobilisation des Basques pour la création du département
basque, la candidate auto-proclamée de la « démocratie
participative » aurait pu faire preuve d’un minimum d’ouverture
et prendre la peine de dialoguer avec les élus basques avant
d’annoncer toute position définitive.
Les Verts et la fédération «
Régions et peuples solidaires » déplorent que
Ségolène Royal ait préféré prendre
sa position au mépris des aspirations démocratiques
de la majorité des Basques, en s’alignant sur la position
de Nicolas Sarkozy et Michelle Alliot Marie.
Régions et Peuples Solidaires
Les Verts