06/07/05 - J.O.
2012 : Paris perdu
La décision
du Comité Olympique met fin au battage politico-médiatique
qui a eu lieu en faveur de l’organisation des Olympiades à
Paris et met en exergue l’énorme gâchis financier
engendré par le nombrilisme de la capitale française.
Paris avait en effet demandé aux 36700 communes de France de
lui apporter un soutien financier pour l’achat « d’un
ensemble de matériels de communications qui permettra de mobiliser
le plus largement possible. »
En novembre 2004, la fédération Régions et Peuples
Solidaires avait appelé l’ensemble des maires «
à faire preuve de bon sens civique et à respecter les
habitants de leur commune en refusant d’utiliser les fonds municipaux
pour financer la campagne promotionnelle des Jeux Olympiques à
Paris. »
Régions & Peuples Solidaires souhaite que les investissements
prévus sur les JO pendant 8 ans soient redistribués
dans les différentes régions qui attendent les crédits
promis dans les contrats Etat/Région, crédits actuellement
gelés pour cause de restriction budgétaire.
La volonté annoncée de financer malgré tout des
équipements sportifs sur la capitale témoigne à
nouveau de ce nombrilisme parisien qui consiste à ne voir dans
les régions que de simples structures de financement de ses
propres intérêts.