08/03/05 - Olympe
et la diversité culturelle - Jeux
Olympiques : 2012 - Paris : 0.
La Commission d’évaluation du Comité
International Olympique débute mercredi 9 mars sa visite à
Paris en vue de l’attribution de l’organisation des Jeux
Olympiques de 2012. A cette occasion, la fédération
« Régions et Peuples Solidaires » réitère
son opposition au déroulement des Olympiades dans la capitale
française pour trois raisons principales.
Depuis des décennies, la concentration des centres de décision
et des moyens économiques en Ile-de-France a engendré
l’asphyxie et la désertification des autres régions.
Déterminée à maintenir ce schéma inégalitaire,
Paris demande aujourd’hui à l’ensemble des citoyens
de payer les frais de campagne qui lui permettront d’organiser
les Jeux Olympiques sur son sol et de profiter seule des bénéfices
financiers qui en découleront.
Les autres pays européens ont déjà organisé
les Jeux Olympiques dans des villes autres que leur capitale (Munich
en 1972, Barcelone en 1992...). Paris, qui a déjà été
par deux fois l’hôte des Olympiades, s’autoproclame
candidate unique et persiste à ne voir dans les autres villes
que de simples moyens de financement de ses intérêts
propres.
Paris est le symbole du centralisme français, responsable de
la politique de destruction systématique des langues et cultures
régionales. Ce centralisme parisien a amené la France
à être l’un des derniers pays européens
à refuser de ratifier la Charte européenne des langues
régionales ou minoritaires ainsi que la Convention cadre sur
les minorités. Malgré les demandes répétées
du Parlement Européen et du Comité des droits économiques,
sociaux et culturels des Nations Unies, la France s’oppose toujours
à la ratification des conventions internationales protectrices
de la diversité culturelle.
Choisir Paris comme ville hôte des Jeux Olympiques équivaudrait
donc à cautionner l’intolérance et le non respect
des droits culturels, deux attitudes totalement incompatibles avec
l’esprit des Jeux. La fédération « Régions
et Peuples solidaires » demande donc solennellement à
la Commission d’évaluation du CIO d’écarter
la candidature de Paris au profit de villes plus respectueuses des
droits politiques et culturels des minorités.