![]() |
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Les notes de R&PS - N°2 1• Etat des lieux La Charte des langues régionales ou minoritaires,
adoptée le 5 novembre 1992 par le Conseil de l’Europe,
est le premier instrument juridique européen consacré
à la protection et à la promotion des « langues
régionales et minoritaires.» Cette expression désigne
les langues traditionnellement utilisées par une partie de
la population d’un Etat qui ne sont ni des dialectes de la langue
officielle de cet Etat, ni des langues des migrants, ni des langues
créées artificiellement. 2 • Quelques dates clés -1957 : le Conseil de l’Europe juge insuffisant l’article 14 de la Convention Européenne de des Droits de l’Homme qui consacre le principe de « non-discrimination fondée sur la langue ». -1981 : le Conseil de l’Europe et le Parlement Européen déclarent la nécessité d’élaborer une Charte des langues et cultures régionales ou minoritaires. -5 novembre 1992 : adoption de la Charte par le Conseil de l’Europe : abstention de la France lors du vote. Ouverture de la Charte à la signature des membres du Conseil de l’Europe. -1er mars 1998 : entrée en vigueur de la Charte -1er juillet 1998 : Bernard Poignant, maire de Quimper, rend un rapport au Premier Ministre sur les langues et cultures régionales en France. Il préconise la signature et la ratification de la Charte par la France. -7 mai 1999 : La France signe la Charte à Budapest. -15 juin 1999 : saisi par le Président de la République Jacques Chirac, le Conseil Constitutionnel français estime que la Charte contient des clauses contraires à la Constitution française. -novembre 2001 : le Comité des droits Economiques, Sociaux et Culturels des Nations Unies demande à la France de ratifier la Charte et de reconnaître aux groupes minoritaires « le droit d’exister et d’être protégés en tant que tels dans l’Etat ». -24-26 janvier 2005 : rejet des amendements déposés à l’Assemblée Nationale demandant la ratification de la Charte par la France. -15-16 février 2005 : rejet des amendements déposés par les sénateurs Verts demandant la révision de l’article 2 et la ratification de la Charte. -30 juin 2006 : la France devra rendre son rapport périodique au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies. 3 • Les termes du débat Lorsque l’article 2 de la Constitution a été
modifié en 1992 pour y ajouter que « la langue de la
République est le français », le Garde des Sceaux
avait certifié aux parlementaires que cette précision
était uniquement destinée à lutter contre les
risques d’hégémonie de l’anglais et qu’elle
ne nuirait en rien aux langues régionales. Dans son avis du
24 septembre 1996, le Conseil d’Etat a pourtant conclu à
l’impossibilité de ratifier la Charte du fait de son
incompatibilité avec l’article 2. 4 • La position du groupe Verts/ALE Les Verts ont fortement soutenu les initiatives destinées
à la promotion de l’apprentissage des langues et à
la protection de la diversité linguistique en Europe.
L’union européenne compte environ 150
langues régionales ou minoritaires, parlées par près
de 50 millions de citoyens. Elles se divisent en trois catégories
: Philippe Sour, chargé de mission interface « R&PS » - Sinople Permanence Régions & Peuples
Solidaires • 24 rue Auguste Granier • 31200 Toulouse
philippesour@r-p-s.info • Tel : 06.13.52.05.48 |